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Articles associés au tag ‘Poésie’

Revisitons Hemingway aux Lundis d’Alice

13 Sep

Ernest Hemingway

aux

Lundis littéraires d’Alice en escale au Sélect

– « Paris est une fête » –

Avec Alice Machado à la table de Hemingway au Sélect, le lundi 12 septembre 2016

Avec Alice Machado à la table de Hemingway au Sélect, le lundi 12 septembre 2016 ©JP Abulker

C’est le poète Jean Paul Abulker qui m’a proposé de fêter ensemble la rentrée littéraire au « Lundi littéraire d’Alice ».

Il me parlait depuis certain temps d’Alice Machado, d’Anna Ribeire, de Cristina Branco… « Comment, tu ne les connais pas ? Il faut que tu viennes… ».

J’ai fait brièvement un bilan de mes découverts et exploits artistico-littéraires depuis mon arrivée à Paris… Une belle aventure suivie de la promotion en roumain, par le biais des traductions, reportages, interviews, de nombre de poètes et prosateurs français et notamment francophones. 

Au commencement fut le journaliste algérien, ex-correspondant de Libération… Grâce à lui j’ai appris qu’il existe une Maison des Journalistes… 

C’est là que j’ai connu Amertoussi qui est devenu l’un de mes meilleurs potes… Et c’est bien ce confrère le premier poète que je l’ai traduit en roumain, en mars 2008…

La deuxième rencontre qui m’a ouvert des portes artistique-littéraires à Paris, fut avec la journaliste britannique Margaret Crowther ; grâce à elle, j’ai croisé Carlos do Nascimento, Silvie Forestier, Patrick Navaï et tant d’autres artistes, écrivains, musiciens promus au Musée Roy Adzak, lieu d’accueil et de promotion du 14e arrondissement parisien.

Ensuite, j’ai connu l’écrivain Maggy de Coster (en 2010), et ses amis groupés autour de ses agapes poétiques au « Manoir des Poètes » de Montmagny.

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Ernest Hemingway, Poèmes

12 Sep

Poèmes d’Ernest Hemingway

88 Poèmes, E. Hemingway

88 Poèmes, E. Hemingway

Désir (1)

 

Le désir et 

Toutes les douces pulsations lancinantes

Et toutes les délicieuses blessures

Qui étaient toi,

Ont ensemble disparu dans la nuit lugubre.

Maintenant quand je dors tu viens sans un sourire

T’étendre auprès de moi

Baïonnette froide, rigide et triste

Sur mon âme gonflée de larmes

Et palpitante.

Du recueil « 88 Poèmes », traduit de l’anglais par Roger Asselineau, Paris, Gallimard, 1984, 192 pages, coll. « Du monde entier », édité par Nicholas Gerogiannis

(1) Publié sous le titre : « Tué à Piave, le 8 juillet 1918 » (Source : Carnets de Poésie de Guess Who: Hemingway, Ernest)

La nuit s’en vient d’une aile douce et apaisante

 

La nuit s’en vient d’une aile douce et apaisante

Pour obscurcir le jour

Pour adoucir les lueurs dures,

Et pour amollir l’argile des corps

Avant la raideur de la mort

Pour nous demander de rester.

Du recueil « 88 Poèmes », traduit de l’anglais par Roger Asselineau, Paris, Gallimard, 1984, coll. « Du monde entier », édité par Nicholas Gerogiannis

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Minuit sur les Champs-Elysées (poème)

26 Juil
Révèrbere et lune

Révèrbere et lune

Minuit sur les Champs-Elysées

(poème)

 

Lune charnue,

Solitude voulue,

Errants et réverbères

Et le pavé nocturne

Qui s’embrument

Au sein de la nuit de juillet…

 

 

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Balade avec Jean Paul Abulker sur les Champs-Elysées

25 Juil

Aux Champs-Elysées

avec Jean Paul Abulker, la poésie et le couchant du soleil

A la Place de la Concorde (photo JP Abulker)

A la Place de la Concorde (photo JP Abulker)

Notre ami Jean Paul Abulker n’a pour passion que la poésie et le verbe qui rime, mais aussi la photographie.

Inépuisable, immortalisant tout autour de lui, il a dans sa collection inexplorable des portraits d’amis, de fleurs, rues, animaux…

Ci-dessous, en plein couchant du soleil, moi-même vue par Jean Paul III (sourire)… à la Place de la Concorde…

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Cette colombe

14 Juil

Cette colombe

 

 

Colombe

Colombe

Elle est si belle

Cette colombe

Qui se blottit

À l’abri

De la porte

Lui closant l’espoir

De l’envol…

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Souvenir (Le grand-père et le petit-fils)

14 Juil

Souvenir

(Le grand-père et le petit-fils)

À mon Raoul André,

Vers Chisinau, le 4 juillet 2015

Vers Chisinau, le 4 juillet 2015

Aujourd’hui c’est l’anniversaire de mon Raoul André ! Quel jour béni et heureux m’a été le jour de sa naissance ! Il est jailli à huit heures du matin, tout petit et beau… Ma mère est venue de son village pour nous voir à l’hôpital. Mon mari aussi.

Depuis, plus de trois décennies se sont écoulées, avec leurs hauts, leurs bas…

Si je regarde, hélas !, derrière moi, je retrouve un vaste champ tumultueux des traces, mûri aux éclairs, aux vents, aux tourbillons, aux pluies, aux soleils, aux neiges, aux beaux jours, aux jours gris du passage du temps…

Je me souviens un hiver, chez mes parents, lorsque mon fils avait ses quatre ans…

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Lorsque ton bras me berce…

16 Jan

Lorsque ton bras me berce…

Marilena, Zénith, 2016

Marilena

 

Lorsque ton bras me berce,

Je me souviens de mon enfance…

 

 

Émerveillée par l’arrivée du Père Noël,

Je ne comprenais pas pourquoi

L’heure me trahit et s’en passe…

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Joël Conte et moi « O’Jules Café »

06 Jan

Le poète Joël Conte et moi

« O’Jules Café »

L’un dès premières rencontres de travail en début de la Nouvelle Année… Autour de la Poésie, du Spectacle, de L’échange poétique… 

O'Jules Café, Place d'Italie

Avec le poète Joël Conte, O’Jules Café, Place d’Italie

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Equinoxe de printemps

22 Mar
Time/ Le Temps/ Timpul de Diana Adriana, Sulina, iulie 2012

Time/ Le Temps/ Timpul de Diana Adriana, Sulina, iulie 2012

À mon frère,

le talentueux médecin Adrian Lica

 

 

http://www.brainpickings.org/2013/03/20/sister-rosetta-tharpe/

 

 

Ce fut l’équinoxe de printemps,

Et l’anniversaire de mon frère,

Le jour tendit incognito sa main à la nuit,

Puis, espiègle comme la biche,

Le pas lui eut devancée.

 

Sur l’étendue de la nuit passée,

Le dimanche répand son heure d’été,

Le soleil s’est blotti dans l’ombre des nuages à pluie,

Frayant son passage vers la tombée du jour,

Jaloux contre l’horizon embrassé par la paix

Du violet reflété en mille nuances.

 

Soudain, Lire la suite »

 

GUIRLANDE pour LULLI par Kiflé Sélassié Béséat

16 Mar

GUIRLANDE pour LULLI

 

Préface au recueil inédit, bilingue, français-roumain, Les amours d’une femme nomade. Iubiri de hoinara

  

« Quand sera brisé l’infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, l’homme – jusqu’ici abominable – lui ayant donné son renvoi, elle sera poète, elle aussi ! La femme trouvera de l’inconnu ! Ses mondes d’idées diffèreront-ils des nôtres ? – Elle trouvera des choses étranges, insondables, repoussantes, délicieuses; nous les prendrons, nous les comprendrons. »

 

Kiflé Sélassié et moi, lors de la remise du prix, Paris le 11 décembre 2015

Kiflé Sélassié et moi, lors de la remise du prix « Kaïlcédrat royal », Paris le 11 décembre 2015

            C’est Arthur Rimbaud qui prophétise, à peine 16 ans et demi, en mai 1871, l’avènement de la femme poète, comme Lulli, avec ses propos tellement justes et tellement forts, dans sa célèbre lettre dite du Voyant. De fait, les présentes guirlandes que nous tressons ici pour Lulli en guise de préface eussent pu servir tout aussi bien de postface tant il est vrai qu’on trouve dans sa poésie autant  l’itinéraire de ses commencements que sa visée finale, que sa passion pour l’humanité de tous les cinq continents.  

            Il n’est pas jusqu’au titre et à la dédicace du présent recueil de poèmes : Les amours d’une femme nomade, dédiés « à ma famille » et « à tous ceux qui ont su regarder mon âme » qui attestent d’un réel cheminement allant du particulier au général, du Soi aux Autres. Mais c’est davantage encore les titres et surtout le contenu de chaque poème qui témoignent de cette démarche de quête de l’identité intime de la poétesse dans Mon village où, confesse-t-elle :

« Uniquement là-bas, j’ai appris à défendre l’amour. » Lire la suite »