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Sous le bleu natal du ciel villageois

31 Mar

Teiu de la Vallée, le 16 janvier 2015

 

La visite de mon village ce 16 janvier a pour sacré but l’hommage de la date des fiançailles et du mariage civil de mes parents, il y a 60 ans.

Le 16 janvier était toujours la fête de la réunion familiale autour du gâteau anniversaire préparé par ma mère.

La chaussée vers l'église du village, côté le Moulin d'Anton, Teiu, le 16 janvier 2015

La chaussée vers l’église du village, côté le Moulin d’Anton, Teiu, le 16 janvier 2015

 

 

Cette fois-ci, je laisse glisser les pas vers les confins du village où se dresse l’église et s’étend le cimetière de Teiu qui abrite la plus grande parte des membres de ma famille.

 

 

 

 

Je monte la petite colline, heureuse de caresser la douceur des rayonnes de l’astre solaire. Une fois arrivée, je contemple nostalgiquement l’église.

L'église de mon village, dréssée par l'oeuvre de Serban Iodache, en 1928.

L’église de mon village, dressée par l’oeuvre de Serban Iodache et du général Nicolae Constantinescu, en 1928.

 C’est là que j’ai reçu mon baptême…

 C’est là que j’ai vécu toutes les fêtes religieuses de l’enfance.

 C’est là que je me suis confessée la première fois pour mériter la communion…

 C’est là que j’ai reçu le serrement du mariage…

 C’est là que j’ai accompagné sur leur dernier chemin vers la demeure éternelle mes chers grands-parents et les inoubliables parents… Mon deuil n’arrive pas s’achever…

Cette église a son histoire même. Chaque église a une histoire. Elle fut dressée par les villageois en 1928, à l’appel de Serban Iodache et du général Nicolae Constantinescu.

Je me souviens les noms de deux des popes qui ont servi les symboles chrétiens, malgré la chasse des « Rouges » contre la croyance du peuple roumain, pendant mon enfance, le prêtre Ilie Popescu et le prêtre Sima.

 

 

 

 

La cour de l'église de mon village, Teiu, le 16 janvier 2015

La cour de l’église de mon village, Teiu, le 16 janvier 2015

 

 

La cour de l’église n’est guère moins riche de souvenirs qui trônent chaque fois mes passages dans le village. C’est bien là, dans ce cour-là  qu’on se trouvé tous les membres des deux familles, les Licani et les Masala, lors des Pâques…

 

Ensuite, je traverse la chaussé vers le cimetière.En détail, les demeures éternelles de la famille.

En avant-plan : les demeures éternelles de ma famille.

 

 

Contente de cette si espérée présence devant les croix dressées à leur mémoire, j’allume à chaque éternel ossuaire de chaque membre de la famille des bougies mortuaires.

Je me souviens les larmes de ma mère devant les tombeaux de la famille et, un jour, devant celui même de mon père.

La demeure éternelle des Licani.

La demeure éternelle des Licani.

La croix du tombeau de mon grand-père, Costica Licanescu

La croix du tombeau de mon grand-père, Costica Licanescu

Je ne pleure pas ! J’affronte digne le temps, son cruel passage, cette séparation éternelle, fière d’être là, sous le bleu azur des cieux familiers, à côté des esprits si chères à ma mémoire.

Fière de continuer leur travail, leurs coutumes, la tradition, pareil aux femmes de la famille ou de tout ce petit village chrétien de la Plaine Roumaine, je hume l’air propre de ce sacré cimetière. Oui, c’est ça, je suis contente d’avoir venue pour tenir allumés des bougies mortuaires devant l’éternité des demeures de la sainte famille.