RSS
 

Articles associés au tag ‘Algérie’

Minuit à Lovfry – Poème lu au Festival Lil’Auteurs

24 Sep

Minuit à Lovfry

à Matoub Lounès

Lulli de Teiu

Lulli de Teiu

 

 

 

J’amarrais à minuit

L’acewiq n ayri w[1]

Au petit donjon songeur

De la maison blanche

De Lovfry.

 

Et l’ajuaq[2] nouait

Au blason de mon front

Le beau aggenur[3]

Aux A y ahlili[4] du rossignol…

 

Lire la suite »

 

« Quel avenir pour l’Algérie » conférence du Professeur Hacène Hireche

31 Mai

« Quel avenir pour l’Algérie et quelle place pour la Kabylie »

Montreuil le 28 mai 2016.

Le thème de la conférence du Professeur Hacène Hireche autour de son livre, « Quel avenir pour l’Algérie et quelle palce pour la Kabylie », a séduit le public français d’origine kabyle venu ce samedi  à l’espace « Taferka » de Montreuil.

Professeur Hacène Hireche dédicace son livre, Montreuil, Taferka, le 28 mai 2016

Professeur Hacène Hireche dédicace son livre, Montreuil, Taferka, le 28 mai 2016

Lire la suite »

 

Deglet nour…

22 Mai
Deglet nour, Paris le 22 mai 2016

Déglet nour, Paris le 22 mai 2016

Déglet nour…

 

Voyage aux portes de Sahara…

Chair de fruit réservoir de mémoire.

Tranche en miniature de l’histoire de Zibanen, de l’Aurès, des palmerais.

Je remonte dans l’histoire jusqu’à Massinissa.

Au creux de mes mains repose mate, soupirante, affriolante, lumineuse, la chair de la si désirante déglet nour… 

Lire la suite »

 

Tahar Djaoud, [je pense à Feraoun]

01 Mai

De la poésie contemporaine algérienne

 

Tahar DJAOUT

(Né le 11 janvier 1954 à Oulkhou – assassiné le 2 juin 1993 à Alger)

Poète, romancier, mathématicien, journaliste algérien francophone. L’un des premiers intellectuels assassinés en 1993, lors de la « décennie du terrorisme. »

 

[je pense à Feraoun]

je pense à Feraoun (1)
sourire figé dans la circoncision du soleil
ils ont peur de la vérité
ils ont peur des plumes intègres
ils ont peur des hommes humains
et toi Mouloud tu persistais à parler
de champ de blé pour les fils du pauvre
à parler de pulvériser tous les barbelés
qui lacéraient nos horizons
Lire la suite »

 

Jean Paul ABULKER : « Poète qui es-tu ? »

15 Avr

Jean Paul Abulker

 

Avec Jean Paul...

Avec Jean Paul Abulker, lors de l’anniversaire de notre amie Lydie Mbossa, le 26 mars 2016

 

 

Poète

 

Poète, qui es-tu ?

Poète, d’où viens-tu ?

D’où es-tu donc issu ?

De quel coin de rue ?

La poésie n’a point

De pays, de Nation.

Elle est universelle

Et de tous horizons.

Lire la suite »

 

Tahar Djaout, Poem pentru Nabiha

10 Mar

Mă voi întoarce din călătorie

Și te voi găsi dormind.

Hărmălaia mobilelor se va fi ostoit,

Necuvântătoarele se vor fi făcut nevăzute,

Şi toate tobele din casă vor fi devenit piei

Adevărate, dar nebătătoare la ochi.

Sosesc mereu în suspensia dreaptă a pulsațiilor,

Când varul, argila și albeața lor și-au reluat locul.

 

Sosesc

Și văd puţin câte puţin ivirea din apă:

Tu, mai întâi, care mânuind culori și mișcări,

Redai vacarmul necuvântătoarelor,

Călăuzite de zboruri periculoase.

Apoi lucrurile,

Mândre de isprava lor,

Stârnesc însufleţirea locurilor.

 

Vei căuta câinii acrobaţi din vis

Între aşternuturi uimite,

Vei zgâlţâi rând pe rând pulberăriile luminii

Și viața se va reaşeza.

 

Te trezeşti

Şi casa se transformă-n carnaval

 

Din „Pérennes” (Perene), 1983, poem preluat de Kader Rabia în revista « ACB – Actualités & culture berbères », nr 74/75 a Asociației de Cultură Berberă – ACB, toamnă-iarnă, Paris, 2013, pp 32 – 33

 

În românește de Marilena Lică-Mașala,

Paris, 10 martie 2016

 

NOTA BENE : « Poem pentru Nabiha » peut être lu en original à partir du lien : 

Tahar Djaout, Poème pour Nabiha

 

 

 

Tahar Djaout, Poème pour Nabiha

10 Mar

Poème pour Nabiha

 

 

Je rentrerai du voyage

Et te trouverai endormie.

Le raffut des meubles se sera tu,

Les bêtes en douceur se seront éclipsées,

Et tous les tambours de la maison seront devenus peaux

Vivantes mais discrètes.

J’arrive toujours dans la suspension juste des pulsations,

Quand la chaux, l’argile et leur blancheur ont tout réoccupé.

 

J’arrive

Et je vois peu à peu l’émersion ;

 

Toi d’abord qui orchestres couleurs et mouvements,

Redonnes leur tapage aux bestioles,

Dirigés des vols périlleux.

Puis les objets,

Fiers de leurs prouesses,

Déclenchent l’élan des manèges.

 

Tu chercheras les chiens acrobates du rêve

Entre les draps étonnés,

Tu secoueras un à un les poudroiements de la lumière

Et la vie se réinstallera.

 

Tu te réveilles

Et la maison devient un carnaval

 

(Extrait de « Pérennes », 1983)

Source :

« Djaout traduit » par Kader Rabia, in : Actualités & culture berbères, n° 74/75, publication de l’ACB (Association de Culture Berbère) automne-hiver Paris 2013, pages 32 – 33.

NOTA BENE : poème traduit en roumain par Marilena Lica-Masala ; la version roumaine peut être lue à partir du suivant lien :

Tahar Djaout, Poem pentru Nabiha

 

 

 

Tahar Djaout, 23 ans depuis que son rêve de paix s’est tu…

09 Mar

Tahar DJAOUT

(Né le 11 janvier 1954 à Oulkhou – assassiné le 2 juin 1993 à Alger)

Poète, romancier et journaliste algérien francophone.

 

Raison du cri

 

S’il n’y avait ce cri,

En forme de pierre aiguë

Et son entêtement à bourgeonner

 

S’il n’y avait cette colère,

Ses élancements génésiques

Et son sac constellant,

Lire la suite »