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De Son Altesse Casanova le Dernier

30 Août

 De Son Altesse Casanova le Dernier

Argument

Hier, j’ai ouvert une nouvelle page sur mon blog : « Portraits de mes vrais Amis »…

Ils ne sont pas nombreux, car je lie rarement d’amitié avec les gens rencontrés à travers mes chemins. J’ai préféré toute ma vie la solitude à une mauvaise relation.

On dit en roumain : « Mieux seul que mal entouré… »

Pourtant, si je compte, dans les derniers 10 ans de travail littéraire et journalistique, j’ai réussi avoir une belle collection. Le passage du temps, cerne et décerne… Eux, les courageux qui ont su rester à mes côtés, malgré, peut-être, les nombreuses divergences d’opinion, je les nommerai là, ci-contre, hic et nunc, car ils méritent d’être connus. Ils méritent tout.

Ils auraient même mérité, chacun, mon amour, si la loi morale de nos tripes et les liens de notre amitié n’auraient été plus durables, plus puissants, plus forts.

Parmi les premiers à les dédier des portraits, je retiens : Mohammad Amertoussi, Gabi Galusca, Pedro Vianna, Mihai Eftimie, Guy Cétoute, Marius Chelaru, Marie Alfred Ngoma, Titi Varascanu, Joël Conte, Marin Ifrim, Jean-Claude Awono, Valeriu Bistriceanu, Guillaume Ekoumé, François Linaka, Moustapha Patrice Ahounou. Il y en a d’autres, bien sûr, desquels je parlerai prochainement. 

Il s’agit bien des amis. Pour la plupart, amis de travail littéraire, des projets artistiques-culturels.

A ne pas les confondre avec mes amoureux, petits ou grands, qui ont quitté, au fil des décennies, mon univers. A ces derniers, les amoureux, j’ouvre quand même cette nouvelle page…

Ma démarche a pour but juste un banal exercice de mémoire : ne plus oublier ce que peut m’arriver, lors d’une future rencontre…  

Ces derniers –  les Casanova(s) – n’ont plus, dans ma mémoire affective, de nom, d’identité, car ils ont tout perdu : mon amour, mon estime, mon respect. Ils n’ont pas su sortir – et il leur aurait été si simple… – de notre idylle, de nos rêves, de nos plans, de notre amour, de notre travail ensemble.   

Je les nomme là, pour l’instant, les Casanovas, au pluriel. 

Ces « vaincus de Waterloo »…

Ils se ressemblent trop…. Ils ont réagi tous, de la même manière : la disparition sans aucune explication… Ils ont fuit… Aucun n’a eu le courage masculin de me dire ce que lui est arrivé… Ils ont pris de leur pouvoir la rupture, avant même avoir eu mon consentement à notre séparation.

Lors de la première rencontre, j’ai trouvé à chacun quelque chose intéressant à  découvrir. Chacun avait une personnalité, avait des réussites professionnelles, des performances intellectuelles. J’ai aimé chacun, autrement. 

A présent, ils sont tous une masse difforme, unis par la même lâcheté avec laquelle ils ont disparu de ma vie.

La cause ? La rencontre d’une autre femme…

Rien de glorieux ! Rien d’extraordinaire !       

Aujourd’hui, je dédie ci-dessous ces quelques lignes – qui m’ont été inspirées par mon dernier Casanova – à Son Altesse Casanova le Dernier lui même…. Un Français de la plus ancienne tradition. Ses origines montent au XVème siècle, à l’époque des grands bâtisseurs des châteaux au long de la vallée de la Loire. Le château de son ancêtre, M. le Baron de X, est ouvert à présent aux visiteurs (semble-t-il, selon les dires de Son Altesse Casanova le Dernier lui même – n.n.)

Il existait depuis plus d’une année officiellement dans ma vie, dans mon entourage, dans ma famille… Il m’a fait cadeau une bague des fiançailles lors de mon anniversaire, l’année passée… Il fallait se marier cet octobre…

Mon fiancé, neveu d’un glorieux général de la France glorieuse de la Première Guerre mondiale, est sorti récemment de ma vie, habillé en le plus noir déshonneur qu’un déserteur… 

Mes grands amours devenus des petits inconnus…
 

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  1. Guillaume EKOUME

    31 août 2015 à 8 h 35 min

    Episode d’un grand roman: La vie.
    Dans tous les cas tu reste dans un compartiment de mon coeur.
    Fidèles nous ferons des choses et beaucoup de choses.Continuons à croire.
    Guillaume

     
    • Marilena

      31 août 2015 à 14 h 58 min

      Merci, cher Guillaume, infiniment, de ta présence si importante pour moi, ma poésie et notre projet de scène.
      Ton enthousiasme et ton amitié me sont très chers !
      Continuons à travailler et à croire dans la réussite de nos plumes.

      Mes salutations les meilleures à ta famille, ainsi que à Jean-Claude.
      En toute amitié,
      Marilena