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Mairie du 7e arrondissement de Paris

15 Juil

Bref historique et anciens propriétaires de l’édifice de la

Mairie du 7ème arrondissement de Paris

ou

de l’Hôtel de Villars

Bref historique

L’édifice de la Marie du 7ème arrondissement de Paris, situé au 116 rue de Grenelle, connaît  une ancienneté de plus de 370 ans et plus de 150 ans depuis qu’il est devenu la propriété de la Ville de Paris, ayant pour but l’actuelle destination : bâtiment qui héberge les élus et les services municipaux de cet arrondissement qui porte pour surnom « arrondissement du Palais-Bourbon », intitulé moins usité.

Le premier hôtel Le Coigneux du XVIIe siècle a connu nombre de modifications, adaptations, réaménagements, extensions et décorations au fil des siècles, selon le goût de l’époque ainsi que de ses nouveaux propriétaires.

Propriétaires de l’édifice

Mairie du 7ème, Jardin à l'anglaise,

Jardin à l’anglaise, côté Salle des Mariages, Marie 7ème, Paris le 13 juillet 2016

  • Jacques Le Coigneux (1588-1651), chambellan de la maison de Gaston d’Orléans et Président à Mortier au Parlement de Paris

1645. Le premier propriétaire qui fait construire cet hôtel au « seize au faubourg Sainct Germain » (adresse mentionné par Israël Silvestre sur sa gravure), comme « une maison à l’architecture noble, pour jouir de la tranquillité des champs et respirer tout à son aise » (selon le Site officiel de la Mairie du 7e arrondissement de Paris), a été Jacques Le Coigneux, chambellan de la maison de Gaston d’Orléans et Président à Mortier au Parlement de Paris ; la construction de l’hôtel a démarré en 1645 et a durée 12 ans (1657) ou jusqu’à 1647, selon autres sources ; cette dernière date est moins crédible vu la grandeur de l’édifice.

La maison de Jacques Le Coigneux – gravure par Israël Silvestre

Grâce aux travaux de gravure réalisées par l’artiste Israël Silvestre (1621 – 1691), dessinateur et graveur du Roi Louis XIV, depuis 1662, ainsi que Maître à dessiner du Dauphin et des pages des Grande et Petite Ecuries, Conseiller du Roi en son Académie Royale de peinture et de sculpture, une excellente gravure représentant cette maison s’est conservée jusqu’à nos jours. Ayant pour sous-titre « Veuë de la Maison de Monsieur le Coigneux… », la gravure, mise en ligne par Fabien de Silvestre sur le site Internet « Israël Silvestre et ses descendants » (lien ci-dessus).  

 

  • Philippe II de Montaut de Bénac (1619 – 1684), duc de Navailles et Pair de France, Gouverneur du Havre (1661 – 1664), Gouverneur du Duc de Chartres (1683), Maréchal de France (1675) sous Louis XIV

Vers 1680. Philippe II de Montaut de Bénac, duc de Navailles, devient le deuxième propriétaire de l’hôtel. Malgré le rapide développement du faubourg Saint-Germain et la progression de la ville, la demeure reste assez longtemps campagnarde.

Saint-Simon remarqua : « faute de pavés, on s’embourbe dans la cour » (cité par le site officiel de la Marie du 7e).

 

  •  Claude-Louis-Hector duc de Villars (1653 – 1734), Maréchal de France (1702), militaire et diplomate sous le Roi Louis XIV

1710. Claude-Louis-Hector duc de Villars, devient le nouveau propriétaire de l’hôtel. Il le fait réaménager, redécorer et agrandir de 1712 à 1730 sous les travaux de plusieurs architectes, maçons et artistes : en 1712, l’architecte Germain Boffrand élève un portail en forme d’arc de triomphe orné de trophées d’armes ; dès 1717 la construction du « petit hôtel de Villars » (aujourd’hui cours Paul Claudel, 118 rue de Grenelle) par Robert de Cotte, premier architecte du Roi, et construit par le maçon Fouquet de Saint-Olive ; en 1730, l’architecte Jean-Baptiste Leroux a créé une galerie dont la décoration appartient au sculpteur Nicolas Pineau.

 

  • Louis-Hercule-Timoléon de Cossé, huitième duc de Brissac (né à Paris, le 14 février 1734 – massacré à Versailles, le 9 septembre 1792), Gouverneur de Paris (1775 – 1791), Commandant de la garde des Cent Suisses du Roi Louis XVI

Vers 1774. Les héritiers du Duc de Villars vendent l’hôtel à Louis-Hercule-Timoléon de Cossé duc de Brissac. Amateur de peinture, il décore de sa richissime collection les murs des appartements et cultive des plantes rares aux jardins qui deviennent célèbres.

Gouverneur de Paris, il y a reçu le Roi Gustave III de Suède ; l’histoire dit que le soir de la fête donnée en l’honneur du Roi de Suède, il a ordonné l’éclairage de ses jardins par cent mille bougies.

 

  • Sous la Première République (1792 –1804)

Le 9 septembre 1792, suite à l’arrestation et au massacre du Duc de Brissac à Versailles, l’hôtel a été réquisitionné et attribué au Ministère de l’Intérieur.

1799 à 1804 : deux ministres de l’Intérieur y ont résidé, Lucien Bonaparte de 1799 à 1800, et Jean-Antoine Chaptal compte de Chanteloup, de 1801 à 1804.

 

  • Sous le Premier Empire (1804 – 1814)

1804 à 1809 : Jean-Baptiste Nompère de Champagny, le nouveau Ministre de  l’Intérieur, Champagny, duc de Cadore, réside lui aussi à l’hôtel Villars. En 1809, il y demande l’aménagement d’une bibliothèque.

 

  •             Sous la Première Restauration (1814 – 1815)

1814 à 1815 : Adélaïde de Cossé-Brissac (1765 – 1820), fille de Louis Hercule de Cossé-Brissac, duchesse de Mortemart suit à son mariage (1782) avec Victurien Jean-Baptiste de Rochechouart duc de Mortemart (1752 – 1812), reprend possession de l’hôtel.

 

  •             Sous la Seconde Restauration (1815 – 1830)

1829. Antonie Louise Victurnienne (1792 – 1848), la fille de la Duchesse Adélaïde de Cossé-Brissac et de Victurien Jean-Baptiste de Rochechouart duc de Mortemart, et son mari, Charles de Forbin Marquis de Janson (1783 – 1849) deviennent les héritiers de l’hôtel.

Les époux Forbin-Janson ont aménagé un grand salon de Jeux, décoré en 1834 par le peintre Théophile-Auguste Vauchelet (1802 – 1873), transformé à présent en Salle du Conseil ; ils ont demandé aussi à l’architecte Louis Tullius Joachim Visconti (Rome, 1791 – Paris, 1853) de remanier le portail construit en 1712 par Germain Boffrand  pour le Duc de Villars.

 

  •             Sous la Deuxième République (1848 – 1852)

1849. Suite la mort des époux Forbin-Janson, le grand hôtel de Villars est vendu au banquier Mathiessen et devient bientôt l’ambassade de Turquie.

 

  •             Sous le Second Empire (1852 – 1870)

1862. L’hôtel de Villars est rachète par la Ville de Paris pour y installer la Mairie du 7ème. Les travaux d’aménagement ont été confiés à l’architecte Joseph Uchard (1809 – 1891).

1865, le 1er août. La mairie du 7ème arrondissement déménage du 7 de la rue de Grenelle vers le 116.

1870. Raymond de Villeneuve-Bargemon est mentionné le premier maire du 7ème arrondissement de Paris.

 

GALERIE

Salle des Mariages, Hôtel de Villars, détail

Salle des Mariages, Hôtel de Villars, détail

Salle de Conférence, détail

Salle des Mariages, détail

Salle des Mariages - peinture d'Emile Levy, détail

Salle des Mariages – peinture d’Emile Levy, détail

Salle des Mariages - peinture d'Emile Levy, détail

Salle des Mariages – peinture d’Emile Levy, détail

Salle de Conférence - détail

Salle de Conférence – peinture d’Emile Levy, détail

Salle des Mariages, Marianne, de Jean Gautherin, qui orne la cheminée - détail

Salle des Mariages : Marianne par Jean Gautherin ; sculpture ornant la cheminée – détail

 

Paris le 13 juillet 2016

Mise en ligne le 15 juillet 2016

 

 

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