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Le merveilleux conte : Le Conteur du Métro

17 Avr

Le Conteur, son conte de fées et les contes du Métro

Samedi, le 16 avril 2016, métro ligne 7, vers 16 h…

Le conteur du métro

Le Conteur… Son sourire chasse la tristesse du métro…

Il était une fois…

Paru d’une bonnette en velours rouge-jaune-verte d’arlequin et d’une séduisante veste rouge de chevalier, il est soudainement apparu dans la voiture du métro… J’étais assise derrière, sur l’une des six places face-en-face des deux banquettes, en train de relire un poème à dire sous un peu lors du récital d’un confrère. Suite au malaise d’un voyageur, le métro a stationné certain temps. J’avais un retard de trente minutes déjà… Concentrée sur ma lecture et essayant d’oublier le retard, je ne sais plus comment j’ai senti qu’il était là, parmi nous. Je l’ai vu tirant son sac de contes après soi. Il avançait vers le milieu de la voiture. Là-bas, les fauteuils rabattants étaient occupés par des mères en belles tenues africaines de fête, tenant leurs mômes dans les bras.

Tout d’abord, il a minutieusement rangé les « pages » de son conte merveilleux ; le piano électronique, les poupées en peluche. Après, il s’est assis sur le planché de la voiture. Il était une fois… Et ses poupées commencèrent à raconter leur histoire… Assez loin, je n’entendais rien, car la voix douce de mon conteur était couverte par le bruit du métro roulant à ses nombre de chevaux sur les rames fer.

Le sac du Conteur et les "pages" de ses contes de fées...

Le sac du Conteur et les « pages » de son conte de fées…

A la suivante station, j’ai raccourcis la distance de mon conteur, profitant de la place devenue inespérément libre suite à la descente généreuse de mon voisin… Ô, comme il était beau mon Conteur… Son beau visage était paru d’une séduisante barbe blanche comme les vrais conteurs…  Je me suis approchée davantage du lieu de la fascination de tout enfant… La joie de mon cœur réveillait le môme dissimulé dans le tréfonds de mes tripes… La présence du Conteur épanoussait soudainement mon voyage… Je me sentais émerveillée par cette présence inédite, si nécessaire aux voyageurs parisiens qui prennent tous les jours le sacré métro. Car je les vois de plus en plus tristes et plus pauvres, jour après jour, d’un jour à l’autre…   

Avec le si charmant Conteur du Métro... Lui-même un conte, sa rencontre me fut la plus belle histoire du jour...

Avec le si charmant Conteur du Métro… Lui-même un conte, sa rencontre me fut la plus belle histoire du jour…

Le moment où le conte finit, je me suis approchée du maître de cérémonie pour lui demander la permission de le prendre en photo. A côté, une voix m’appelle : « Marilena ». Je tourne la tête. Rola Rifaat ! Elle allait à la même soirée poétique que moi… Nous entamons les deux un très bref entretien avec le talentueux conteur. Notre « terminus » était à l’approche… Et il était si souriant, si content de notre rencontre, de nous parler de son art, de son vécu, malgré le vide de son chapeau… Il se sentait même encouragé… Mais, oui, bien sûr, cher confrère ! Il faut rester confient dans votre talent !

Môme émerveillée par le passage du Conteur...

Yeux émerveillés de môme au passage du Conteur…

On verra… Et si Dieu le voudra, on trouvera bien une idée et pourquoi pas, même une scène…

La ligne 7 du métro parisien porte impassible deux sourires, deux destins, deux arts, deux chemins...

La ligne 7 du métro parisien porte impassible deux sourires, deux destins, deux arts, deux chemins…

 

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  1. Michael Makela Yalama

    19 avril 2016 à 9 h 27 min

    Bonjour chère Amie. Un conte saisissante sur l’histoire d’un conteur ravissant et /ou charmant raconté par une fille tout aussi charmante et séduisante. Oui, la ligne sept, c’est comme la Départementale 7 chanté par un certain Charles… Merci de nous faire vivre ce que l’on a parfois du mal à croiser dans la vie. Ainsi va finalement la vie. A vous voir, la noblesse qui s’y dégage fait de vous un couple… du siècle ! Merci et à bientôt.

     
    • Marilena

      19 avril 2016 à 11 h 37 min

      Waw ! Touchant… Merci, Michael Makela Yalama !