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Derrière les murs de ma chambrette parisienne…

04 Mar

Derrière les murs de ma chambrette parisienne…

Au Train bleu, Paris le 19 février 2016

Au Train bleu, Paris le 19 février 2016

 

 

 

 

À l’abri généreux de ma loge parisienne qui m’est devenue un fidèle regardoir de tous les jours de la façade grise d’une petite cour orbe carrée qui ne porte nulle part que vers le ciel, je reçois en visite le songe d’une douce matinée… Ce n’est que le reflet jaune paille d’un rayon fragile de soleil printanier qui pénètre derrière mes murs pour me murmurer tout bas son petit bonjour…  

Au-delà de la porte de ma chambrette, je guette les signes de vie de cette alvéole monastique sobre et fraîche comme la hutte d’esquimau…

Rien d’autre que les claques-claques des portes qui s’ouvrent et ferment sous le touché des mains de passage, sans que je puisse les voir le visage anonyme…  J’ai croisé, une seule fois, le visage de mon seul voisin, Taher. Depuis, ayant l’attribution d’un logement social, il s’est précipité d’abandonner la complicité chaste de notre voisinage… Comme Tatiana d’ailleurs, l’ancienne occupante de la petite chambre qui partage le biais de son mur intérieur si vieux si nu, avec le mien.

Maintenant, sur mon palier règne le rituel liturgique d’un silence poli et affreux…

Au-delà de ma fenêtre, je guette l’écho du vent qui souffle en rafales et le jeu du clair-obscur mis en scène au goût ludique du bleu soleil matitunale et lointain…   

Regardeuse languissant d’un horizon franc, je retourne silencieuse au rendez-vous avec la nudité séduisante de mon feuillet blanc…

 

Paris, jeudi le 3 mars 2016

 

 

 

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