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De la couleur du camion porteur de malheur à Nice (2)

17 Juil

L’assassin de Nice a choisi un camion

de couleur blanche.

Pourquoi ?

Lulli - croquis de Romulus Constantinescu, Pitesti, 1999

Lulli – croquis de Romulus Constantinescu, Pitesti, 1999

Un camion blanc est jailli de nulle part, sur la Promenade des Anglais, malgré le barrage des véhicules de police, le jeudi 14 juillet 2016, vers 23 h, pendant le feu d’artifice, ayant un seul but : faucher la vie de maximum de personnes, semer la peur, le cauchemar, l’incertitude, la douleur, le malheur au sein de la population civile.

Depuis son invention en 1769, le camion a servi de porteur des fardeaux.

Au XXème siècle, des politiciens lui ont ajouté une connotation « idéologique »…

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le camion a servi aux les nazis comme chambre à gaz mobile, au but de l’extermination des opposants et des Juifs (selon Raul Hilberg, en : La Destruction des Juifs d’Europe). Après la guerre, des camions ont servi au transport des protestants pour faire renverser un régime politique ou un dictateur. Des camions à fonction idéologique ont pu être observés à Bucarest depuis 1944 jusqu’au 1989/ 1990, mais ailleurs aussi.

Au début du XXIème siècle… Sa fonction participative aux renversements des dictateurs devient plus visible, grâce à la télé et aux réseaux sociaux virtuels.

Je remarquais il y a certain temps, la présence récente des camions transportant des participants aux mouvements de soulagement populaire de 2010/ 2011 contre les dictatures à Tunis, Caire, etc.

 

Un camion commercial comme arme de guerre ?

Cette fois-ci, à Nice, cette machine blanche, lourde, est devenue un bras assassin, semble-t-il. Mais, de qui ? Une arme au service d’une guerre nuageuse revendiquée par un état plus virtuel que l’irréel, au desservice d’une tradition islamique millénaire ? Ou l’expression de la folie inguérissable d’un malade ?

Un camion est devenu une arme blanche lourde qui, attaquant la Promenade des Anglais, a réussi anéantir, sur deux kilomètres et en ni même 1 minute, plus de quatre-vingts humains et blesser gravement plus de 130…

 

La couleur qui interpelle

Il y a un premier détail qui m’a interpellé dès que j’ai appris cette terrible action contre une population pacifiste, contre une foule qui était là en vacances, juste pour contempler une tradition, un spectacle offert par l’administration française, un symbole – la chute de la prison de Bastille, un hommage au 14 juillet 1789/ 1790 – la fête nationale de ce pays, une foule paisible qui n’est point en guerre avec nul état de ce monde et qui ne peut donc ni se protéger ni se défendre : la couleur blanche du camion assassin.

Les images que je les ai trouvé mise en ligne par les médias, montraient, avant l’attentat, un blanc qui me semblait presque immaculé. Cette arme infernale, à part sa couleur parfaitement blanche, semblait très moderne, très neuve et très propre…

Pourquoi a choisi l’assassin un camion blanc ? Il pouvait être vert, bleu, noir, rouge.

Est-ce que ce blanc a une certaine signification dans le contexte où il a fait de ce camion une arme de terreur destinée à tueur son chauffeur même ?  

(à suivre)

Paris le dimanche 17 juillet 2016

N.B. Une question traîne sur les lèvres de toute personne : comment le camion a pu jaillir sur la Promenade des Anglais, pourtant fermée à la circulation ?

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a répondu ceci, selon la version numérique du journal Le Monde : « les véhicules de police rendaient impossibles le franchissement de la Promenade des Anglais ; c’est par le trottoir et de manière très violente que le camion a pu commettre son crime ».

(Source : Le Monde, samedi le 16 juillet 2016, sur www.lemonde.fr)

 

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