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Dan C. David, Adam et Eve

14 Juil
Diana Adriana, Padurea de argint, 2011

Diana Adriana, Silver wood, Sulina, 2011

Adam et Eve

Des fils de lumière coulent parmi les feuilles,
se tissent en chemise sur ta chair nue.
Aucune bestiole n’ose te toucher,
mon regard affamé
bouleverse le labyrinthe des ombres,
il t’admire, il te protège.


Tu te réveilles comme une matinée de juillet,
tu me regardes, effrayée par les yeux étrangers,
tu couvres, avec le désespoir de l’étonnement,
les jeux délicieux d’ombre et de lumière.

Le baiser n’est qu’un préambule au péché,
les bras nous lient au-delà des serments.
Nous marchons ensemble presque pas touchant l’herbe,
nous nous lavons de la pluie de lumière
sous le ciel qui nous pardonne.

© Dan C. David, pour la version en roumain

Traduit en français par Marilena Lica-Masala, pour ce blog

Paris, le 14 juillet 2018

 

 

 

Notice biographique

Né à Bocşa, Roumanie, Dan C. David habite Los Angeles, Etats-Unis.

Plus d’une dizaine de recueils de ses poèmes et proses ont vu le jour.

 

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