RSS
 

Archives de la catégorie ‘01.I. INTERVIEWS’

De la Fleuvitude – interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE (6)

09 Juil

(6)

"Par les temps qui courent", traité poétique d'Aimé Eyengué

« Par les temps qui courent », traité poétique d’Aimé Eyengué

Est-ce que l’anthologie bilingue, français-roumain, « Du Congo au Danube », a pu apporter sa graine au mouvement de la Fleuvitude, lorsqu’il se trouvait en germe ? Est-ce que cet ouvrage se retrouve parmi les sources qui vous ont inspiré la « pierre philosoph

ale » de l’intitulé « Fleuvitude » ?

– A priori non, dans une considération stricto sensus ; mais, a posteriori, la réponse peut être nuancée, du seul fait que cette anthologie de 2011 consacrant, dans un voyage de l’esprit, l’union ou la jonction d’auteurs originaires des deux fleuves éponymes, le premier étant d’Afrique et l’autre d’Europe, tout comme toutes les autres dynamiques et évocations littéraires ayant trait aux fleuves, notamment au fleuve Congo, ont existé avant l’élaboration du concept même de la Fleuvitude, qui n’a vu le jour officiellement que dans la publication, je le rappelle, de notre ouvrage Par les temps qui courent… en 2015.

Lire la suite »

 

De la Fleuvitude – interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE (5)

09 Juil

– Est-ce qu’il y a une liaison entre la Fleuvitude et la Négritude ?

"Par les temps qui courent", traité poétique d'Aimé Eyengué

« Par les temps qui courent », traité poétique d’Aimé Eyengué

– Bien évidemment, oui. Ce premier Congrès International s’emploiera à la démontrer aussi. D’ores et déjà, il vous suffit de considérer toutes mes réponses à vos questions précédentes, pour vous en rendre compte : à mon sens, cela est une évidence, qui coule de source même (rires), comme de l’eau de roche… (sourire) ; notamment, lorsqu’on considère la métaphore du Lamentin du Fleuve Congo élaborée par Senghor dans son évocation de la Négritude, qui, elle-même s’inspire aussi du Panafricaniste afro-américain, Dubois, qui inspire également Langston Hugues, avec My Soul has grown deep like the Rivers, dans sa démarche sur l’Universel…

Lire la suite »

 

De la Fleuvitude – interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE (4)

07 Juil

De la Fleuvitude

– Interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE –

(quatrième partie)

Le premier Congrès International de la Fleuvitude : automne 2016, à Bangui, République Centrafricaine

 

 

– Récemment, vous avez organisé la première Conférence sur la Fleuvitude, à Paris. Quels sont les résultats de votre échange avec le public ?

– Oui, c’était la première conférence sur la Fleuvitude à Paris en 2016 ; car, il y a eu une série de conférences et d’échanges sur la Fleuvitude, bien avant cette session de Paris, tenue à l’Espace des débats des éditions L’Harmattan, sis rue des Ecoles, près de la Sorbonne.

En fait, la Fleuvitude a été présentée officiellement au public dès la sortie, au mois de juin 2015, de mon livre Par les temps qui courent… au marché de la Poésie de Paris, Saint-Sulpice. Ensuite, j’ai tenu une conférence en milieu universitaire, à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, au mois de juillet 2015 ; puis deux conférences au Centre Culturel Russe de Brazzaville au même mois de juillet (où nous avons épilogué longuement sur la Volga russe) ; et puis encore une conférence, au mois d’août 2015, sur les lieux même où le Français le plus célèbre de l’Histoire de France tint, du 30 janvier au 8 février 1944 (en pleine deuxième guerre mondiale, s’il vous plaît, quand la France est occupée, Paris assiégé par les Nazis, Brazzaville devenue, comme le fleuve, LA CAPITALE DE LA FRANCE LIBRE), la Conférence de Brazzaville, à quelque dix mètres de distance seulement du Fleuve Congo (avec le dénouement que nous connaissons tous) ; lieux qui sont devenus, depuis 1968, le Centre de Formation et de Recherches en Art Dramatique (CFRAD) de Brazzaville, sous la gouverne du poète Maxime N’débeka, revenu dans cette salle après toute cette époque historique pour nous honorer.

Lire la suite »

 

De la Fleuvitude – interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE (3)

07 Juil

De la Fleuvitude

– interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE

(troisième partie)

Est-ce qu’il y a un appareil méthodologique qui habille la « Fleuvitude » ?

– En vous référant à ce que je venais de vous dire tout à l’heure, vous pouvez réaliser simplement que la Fleuvitude nous impose une observation soutenue et minutieuse de l’environnement qui nous entoure ; or, les appareils en soi nous cantonnent, nous limitent dans des considérations toutes faites ou prêtes-à-penser, ce qui n’est pas la vocation de la Fleuvitude ; la Fleuvitude en soi n’est pas habillée, elle se présente à nous toute douce, en tenue d’Eve, comme le fleuve en tenue d’Adam ; elle est toute crue, toute nue, elle est toute brute, toute fraîche, comme le fleuve ; quitte à chacun de nous de se l’approprier, avec son instrument de travail et ses méthodes,  selon qu’il est griot, poète, musicien, artiste-peintre, romancier, historien, ou scientifique… en s’aidant ou en s’inspirant de la définition-racine de la Fleuvitude, à savoir, le retour aux sources, en remontant les fleuves, le temps, un arbre généalogique, l’histoire d’une nation, d’un peuple, d’une communautéà la quête de ce qui justifie ou explique la vie ou la mort de cette communauté aujourd’hui. Libre à nous tous, de déshabiller ou habiller la Fleuvitude avec nos mots et nos pensées actives, sans prendre l’eau (sourire).

Lire la suite »

 

De la Fleuvitude – interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE (2)

07 Juil

De la Fleuvitude

– Interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE –

(deuxième partie)

Quelle est l’idée phare de votre concept ? Deviendra-t-il un mouvement international ? A qui s’adresse-t-il ?

– Si la Fleuvitude est perçue comme je la conçois pour ma part, c’est-à-dire la civilisation de l’Universel, cela suppose bien entendu qu’elle est déjà un mouvement international ; par le fait qu’elle concerne toutes les sensibilités culturelles et les œuvres de l’esprit de tous les pays ou de toutes les nations de la Terre ; étant donné que les œuvres de l’esprit n’ont pas de frontières ni de pays, comme le livre d’ailleurs… Mais au mot international, je préfère le mot Universel ; et, au mot Monde, les mots Humanité et Terre ; car, à mon entendement, le monde n’existe pas, c’est la Terre qui existe ; le monde n’a pas de racines, c’est la Terre qui a des racines : même le Fleuve, il sort bien de la Terre, l’espace de vie naturel des êtres humains, en partant de sa source.

Lire la suite »

 

De la Fleuvitude – interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE (1)

07 Juil

De la Fleuvitude

– interview avec l’écrivain Aimé EYENGUE –

(première partie)

Avec Liss Kihindou et Aimé Eyengué, à la Conférence sur la Fleuvitude, Paris 2016

Avec Liss Kihindou et Aimé Eyengué, à la Conférence sur la Fleuvitude, Paris le 11 juin 2016

Docteur en Sciences sociales et diplômé en Sciences Politiques, Aimé Eyengué est Spécialiste en Modes de vie ; il s’intéresse à l’action politique et ses incidences sur le devenir des nations et l’action des peuples sur le devenir de l’action politique. Initiateur de la célébration des 60 ans de la littérature congolaise (1953-2013), du Salon du livre de Brazzaville depuis 2013 et du Concept de la Fleuvitude, il est auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Conseiller du Prince, pour un Prince de la Paix (2009) et l’Anthologie des 60 ans de la Littérature congolaise – Noces de diamant (2015).

Lire la suite »

 

Prietenul Marin Ifrim mă întreabă iară… (5)

12 Juin

A cincea întrebare…

Au "Marché de la Poésie", Paris, iunie 2016

Au « Marché de la Poésie », Paris, iunie 2016

Şi încă ceva, o întrebare la care nu eşti obligată să răspunzi. De ce eşti frumoasă, deşteaptă şi devreme la Paris? Te întreb serios, pentru că, eu, dacă ai fost pe aici, prin cătunele noastre culturale, în fiecare dimineaţă ţi-aş fi pus flori la geam. Cred că meriţi oricum, oriunde ai fi…

„Cătun cultural”, ce frumoasă metaforă! Aş fi primit florile, Marin, cu dragă inimă, mai ales că pe aici, urmaşii galilor şi francilor se sfiesc să le ofere… Altă gândire, altă cultură, alt fel de a vedea femeia, totul este altfel decât în Carpato-Balcanii noştri… Noi, românii, am moştenit de toate de la dacii noştri, de la romanii noştri, de la otomanii şi tătarii noştri, ori de la saşi, secui, şvabi, dar şi de la noi-înşine. Suntem sfătoşi, ca prototip uman, suntem harnici, avari de muncă, vulcanici, pătimaşi, dar ne dăm viaţa pentru o idee şi cămaşa de pe noi, altuia, mai goluţ ca noi… E drept, dacă ne necăjeşte acest altul, peste măsură, se poate întâmpla să devenim olteni… Îl certăm, îl facem de ocară, nu-l urâm însă, nu ţinem duşmănie, şi îi întindem iarăşi o mână, dacă ajunge la ananghie. E bine că suntem încă deschişi, săritori, darnici, primitori.

Lire la suite »

 

Prietenul Marin Ifrim ma întreaba iara… (4)

12 Juin

A patra întrebare…

Cu Marin Ifrim la "Arges TV", Pitesti, 19 februarie 2015

Cu Marin Ifrim la « Arges TV », Pitesti, 19 februarie 2015

Ce alte proiecte are pe agenda sa imediată scriitoarea Marilena Lică-Maşala?

Dacă îţi spun că nici nu văd pe unde merg, atât de îngândurată îmi este mintea de inconvenientul de a fi rebelă şi fără astâmpăr, mă crezi? Vreau să spun că agenda imediată a Scribului este financiară şi numai financiară. Mă străduiesc să organizez poetei Lulli de Teiu, această pribeagă ce mi-a luat în stăpânire sufletul, viaţa administrativă…

Lire la suite »

 

Prietenul Marin Ifrim mă întreabă iară… (3)

12 Juin

A treia întrebare…

Invitatie la vals literar, de Marin Ifrim

Invitatie la vals literar, de Marin Ifrim

Mai mult, în urmă cu vreo doi ani, în prezenţa mea, ai fost oaspete al Teatrului „George Ciprian”. Ştiu că atunci ai discutat, atunci, împreună cu doamna Gina Chivulescu, managerul teatrului nostru, despre un posibil proiect teatral, ceva care să cuprindă, în principiu,  şi teatrul francofon. Mai e valabilă acea discuţie?

Este vorba de o piesă de teatru poetico-muzical („Amours de femme”, un parteneriat liric camerunezo-românesc), gândit împreună cu regizorul Guillaume Ekoumé, fondatorul unui teatru la Douala(2), care se potriveşte Festivalului de Teatru din Buzău. Un proiect pe linia dialogurilor, punţilor lirice pe care le-am „aruncat” între ţara mea şi alte spaţii culturale, folosind ca limbă de dialog franceza, după cum am mai spus şi se ştie.

Lire la suite »

 

Prietenul Marin Ifrim iar mă întreabă… (2)

12 Juin

A doua întrebare…

Cu Marin Ifrim la "Arges TV", Pitesti, 19 februarie 2015

Cu Marin Ifrim la « Arges TV », Pitesti, 19 februarie 2015

Apoi, la scurt timp, împreună cu domnul profesor Stelian Grigore, dar şi cu tine, am înfiinţat „Caietele de la Ţinteşti”. Aş zice că eşti „legată” cumva de Buzău. O fi vreo genă culturală, sau ceva care ţine de destinul eminamente cultural?

„Caietele de la Ţinteşti”, a doua zidire… Înainte a fost întâlnirea de-o clipă (distanţa, bat-o vina!) cu modestia şi condeiul Profesorului Stelian Grigore… Iar mai apoi, întâlnirea virtuală cu cerneala sculptată a ziaristului Nistor Tănăsescu, care, între două brazde în câmp, este o prezenţă foarte vizibilă pe Facebook, „brăzdând” în memoria Internetului nume şi fapte din istoria literară buzoiană.

Am aflat Buzăul întâia oară, altfel decât din cărţile de geografie şi istorie ale anilor şcolari (mi-a plăcut mult să merg la şcoală…), graţie mamei mele, care mi-a oferit o vacanţă la Vulcanii noroioşi, prin 1986… Mai târziu, după un deceniu (1996/ 1997) m-a rugat să o înlocuiesc la o masă rotundă organizată de o asociaţie din Bucureşti cu şi pentru primăriţe, la Poiana Pinului.

Lire la suite »