RSS
 

Baki Ymeri, Poèmes

12 Juil

PASTEL

 

Baki Ymeri

Le poète Baki Ymeri, jeune étudiant

La coquille de tes seins

Elle est pure comme la lune

Leur blancheur

Comme de l’écume lueur

Du bord de la mer.

CHANT POPULAIRE

Courant l’éden

Descendant

Sur le souche du vent

Ses seins tremblaient

Leurs ondes me frappaient

À terre m’abattaient.

 

ARGUMENT

 

Je ne trouve pas d’arguments

Pour l’innocence

Je ne suis qu’un maître

Qui t’a choisi pour

Te dévorer

Une seule nuit.

Seulement les aubes

Peuvent apporter

À tes pieds

L’argument de la lumière

 

MIEL

 

Pourquoi me désires-tu?

M’as-tu demandé

Sur tes lèvres

Il y a du pollen et du miel

Les abeilles invisibles

Dessinent sur tes lèvres un cœur

Pourquoi me désires-tu?

M’as-tu demandé

Les abeilles invisibles

S’efforcent pousser dans les airs

Le frisson de mon cœur.

 

LE POUVOIR DE L’AMOUR

 

De ta peau, tu illumines les étoiles

De ton pas, tu bois les sources

De tes lèvres, tu attises les hivers

De ta bouche, tu prononces les prières

De tes yeux, tu aveugles les aubes.

De ton nom, tu fais blanchir les jours

De ton sang, tu fais rougir les grenades

De tes seins tu pénètres les nuits

De ton ventre, tu fais tourner le soleil

Tu vois!?

De ton ventre, tu fais tourner le soleil.

 

PSAUME

 

Qui es-tu

Beauté amère?

D’où viens-tu

Et où tu te diriges?

Ô, mon Dieu,

Mes aïeux,

Mes voisins,

Mes amis,

Mes ennemis

Et moi parmi eux

Nous courrons après toi

Aveugles et nus

Muets et sourds

Depuis des milliers d’années

On se traîne à genoux

On prie avec dévotion

On se sacrifie pour toi

Et toi, tu nous enfantes

Et tu as peur de nous.

 

 

DES FEMMES PARÉES DE SOIE ET D’AIR

Je cherche ton visage dans la foule.

Je l’appelle de mon regard,

Je vois seulement de la soie et de l’air

Des femmes portant comme fardeau

Des parures, des sourires, des étreintes.

Je ne vois que ton absence.

Ton nom éparpillé comme du poussier

Revient sur mes lèvres

Je dis : Je t’aime

Et je n’entends que la poussière

Qui s’abandonne aux syllabes.

Je vois seulement de la soie et de l’air.

La force de l’amour me pousse toutefois

À traverser la rue.

 

Traduction du roumain par Ecaterina Chifu

Relecture, Marilena Lica-Masala

 

BAKI YMERI

Poète, traducteur bilingue roumain – albanais.

Il vit en Roumanie.

 

Tags :

Réagissez