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Avec Hama Boubé à la Librairie Congo, Paris

10 Déc

Être l’heureux guide culturel de l’écrivain nigérien

Hama Boubé

dans la vallée parisienne des auteurs du Basin du Congo

Visite à la Librairie Congo, Paris

Visite à la Librairie Congo, Paris

Notre confrère nigérien Hama Boubé, invité d’honneur des amis membres de l’Association Rencontre Europoésie, pour la remise d’un prix littéraire annuel, il visite ces jours Paris. Vu que je l’ai connu grâce à nos amis Joël Conte et Ozoua Soyinka, ce lundi passé, j’ai assumé naturellement la sacrée mission d’être son guide culturel parisien.

Où on peut inviter tout d’abord un écrivain africain, lors d’un séjour parisien sinon à la Librairie galerie Congo ?

Et nous voici au 23 rue Vaneau, une oasis des vertueux de la littérature contemporaine des pays du Bassin Congo, mais non pas uniquement. On y peut trouver des auteurs des Caraïbes, également, ainsi que des auteurs des autres importantes régions de l’Afrique.  

Qui est Hama Boubé ?

Poète, prosateur, journaliste, promoteur culturel de Niamey Comedy Club, il est en même mesure président d’APOL-Niger (Association Poétique et Littéraire du Niger), ainsi que délégué REE (Rencontres Européennes Europoésie, France) au Niger.

Hama représente d’une manière brillante son pays multiethnique, Niger. Son coeur humaniste, sa convivialité, son éducation, son érudition, son bonheur de bâtir des projets, son ouverture vers les autres cultures, ainsi que la chaleur de son esprit, nous ont beaucoup touchés. 

Nous vous proposons de découvrir des extraits de sa poésie, ci-dessous. 

 

SILENCE

 

Oh, toi !

Tu as bourlingué,

Nos cœurs se remplissent d’antipathie,

j’ai la nostalgie de ton odeur.

 

Oh, toi !

Ta carence  nous est sombre,

reviens, reviens  nous à tout berzingue.

Nous gémissons ton absence.

 

Oh, toi !

Oui, toi !

Paix de colombe !

Reviens nous tôt.

 

Oh, toi !

La paix  sans toi,

Je ne saurai ici,

Pour articuler de toi,

 

Oh, la paix !

Que la paix soit avec toi,

pour que nous vivions en paix,

silence ton voyage à trop duré.

 

Oh, paix !

Que la paix soit avec mon village,

Ma terre, et ma contrée.

La paix !

 

LA RELÉGATION

 

 

Partis de la côte ouest

Pour un voyage sur l’Atlantique

Aïeuls  au derme ébène

De ténébreuses nébulosités ils furent parés

 

Entassés dans les chalands

Submergés de souillures

Tels des sardines  dans les barges

Certains ont été amarrés aux poteaux

 

Vous aviez dénué notre allogène

Essaim de rapaces !

À l’eau vous les aviez jetés

Et vous aviez cédé leur tégument

 

Des quotités de poupons ont trépassés

Hominidés, femmes  furent déportés

Vous aviez prédestiné

Et vous aviez anéanti

 

Flétrissure à ce débit triangulaire !

Nous avions vécus des moments béotiens

C’était une virée sans passavant

En passant sur  toutes les rades

 

Traités comme des benêts ombrageux

Vous aviez fait des dams

Et des conflagrations

En causant des dols

 

Vous aviez concis

Vous aviez  profané

Des bourgs ont été brûlés

Et des nations culbutées

 

NÈGRE CIVILISÉ

 

Sale mot

Incarnation d’infériorité

Tu n’es pas comme ton père

Qui s’est toujours défendu

J’ai le cœur fracassé

Car tu n’es pas fier de toi

Tu copies toujours mal

Ton père ne l’a pas été

Déraciné, tu es pointé du doigt

Cessez de vendre vos peuples

 Oh, vous, Gouvernants d’Afrique !

 

ÉTOFFE

 

Trotter sur toi ne sera pas aisé,

il faut braver des quotités d’obstacles.

Souvent, il faut savoir suborner un cosmos,

des humanoïdes ont goûté à ton empire,

et ont finalement abandonné dans un plongeon d’inoculation.

Tu excommunies ceux qui récusent de te quitter.

Étoffe de tissu !

Tu n’es pas comme les autres.

Couleur de plasma !

Mage est ton nom,

Lucifer est ton frère,

tu es amie des fourbes.

Ose marcher sur toi,

celui qui t’a versé du cruor altruiste.

Tu enchantes le pouvoir,

tu attises parfois  la belligérance.

Tu fais des hominiens, des altiers

qui oublient l’omniscient.

Ah, quelle carpette !

Pourquoi n’es-tu pas lactescente ?

Symbole de paix et d’amour,

ta fresque vermeille nous morcelle et nous ruine,

tu personnifies le mal et la cruauté.

Quand deviendras-tu blafarde ?

Étoffe de tissu !

 

© Hama Boubé

Page actualisée à Paris, le 10 décembre 2015

 

 

 

 

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  1. Marilena

    10 décembre 2015 à 12 h 57 min

    Hama Boubé, écrivain, Niger, sur: https://www.facebook.com/groups/ciel.francroumain/permalink/428867313968664/?comment_id=428868803968515&notif_t=group_comment_mention
    « Beau blog ! Rencontres très riche avec Marilena Lica-Masala,la femme ouverte d’esprit en socio culturel et développement. Chapeau à toi ! »

     
  2. laouali

    10 décembre 2015 à 13 h 21 min

    félicitation Hama et du courage « aux âmes bien nées la valeur n’atteint point le nombre des années » le cid a encore raison car tu es la parfaite illustration