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Alima Madina : « Marilena – une chrétienne orthodoxe qui contribue à la traduction du Saint Coran dans la langue roumaine »…

09 Oct

Réponse à Alima Madina, poète congolaise, et à son message :

« Marilena – une chrétienne orthodoxe qui contribue à la traduction

du Saint Coran dans la langue roumaine »…

Marilena

Merci, ma chère Alima, à toi, la belle poète-philosophe qui porte la fleuvitude au sein de son nom par son nom, pour tous ces beaux mots qui m’ont accueilli ce soir, de mon rentrée à la maison…

Je salue ta présence sur mon blog…

Toi et moi, avons appris au temps que tous les livres saints nous inspirent et nous arrosent la générosité comme le fleuve…

Autrement, personnellement, je tire tout mon amour pour l’autre, différent de moi, à l’éducation reçue chez mes parents… C’est grâce à eux, eux, qui ont connu tous les deux, depuis leur tendre enfance, la guerre, la famine, la sécheresse, ainsi que la terrible expérience d’enterrer la mère très jeune encore (mon papa, à ses 14 ans…) ou l’adoption (ma mère, à ses 4 ans…) ; pire encore, ils ont subi, comme tout le peuple roumain, un changement de système politique violent, agressif, asphyxiant, intolérant, criminel…

C’est grâce à eux, qui ont réussi s’opposer au pire, que j’ai appris la recherche de celui-là qui ne me ressemble pas…

Mes parents, chère Alima, malgré leurs souffrances connues depuis l’enfance, étaient deux rêveurs qui souhaitaient tous les deux que les hommes soient au moins respectueux de l’autre, sinon en état de fraternité constructive…

A part ça, j’ai eu cette chance extraordinaire de venir au monde dans une ancienne famille des notables de mon village. Mes parents et mes grands-parents de deux côtés, maternelle et paternelle, ont assumé des responsabilités administratives, économiques et éducationnelles au sein de notre village, au fil de son histoire.

Notre famille a donné au village trois maires, dont le dernier a été ma mère, la première femme-maire dans l’histoire du village, des médecins, des prêtres, des avocats, de professeurs de village, mais aussi des paysans, des ouvriers, des artisans, des écrivains.

Et encore, mon pays, lui-même un territoire d’accueil et quasi monothéiste depuis son antiquité, est devenu multiculturel, multiethnique, multi religieux… Entre les frontières de l’actuelle Roumanie vivent en harmonie et respect, des fidèles de toute religion monothéiste ou plurithéiste, et de toute confession : chrétienne, musulmane, judaïque, bouddhiste, protestante, évangélique, tibétaine, ainsi que des laïques et athées.   

Mon ouverture vers l’autre, soit-il musulman ou pas, tire ses sources de loin, comme le fleuve… Je ne peux qu’aimer l’être humain, pas le haïr…

Pour moi, c’est l’être qui compte et non pas sa religion, la couleur de sa peau, sa richesse, sa pauvreté… C’est la personne qui m’intéresse, avec son vécu, ses valeurs et non pas ses différences… 

A ! Je n’aime pas, bien sûr, l’homme qui ment, homme qui accepte les enjeux, l’homme qui fait mal pour le plaisir de faire mal, celui-là qui ne sait pas dire  » pardon ! « …

Limitant notre discours uniquement à la Bible et au Coran, je souhaite ajouter qu’il y a dans ces deux livres saints des valeurs humaines, des codes de conduite personnelle ou sociale ou familiale ou gastronomique qui parfois se complètent… Là où la Bible ne peut pas répondre aux besoins de ses adeptes, c’est bien le Coran qui les propose des solutions ; la réciproque est aussi valable…

Nous, les poètes, voulons une Terre en paix et prospérité où chacun peut choisir sa religion sans crainte d’être désuet…

Notre monde est beau et gracieux grâce à ses diversités… Grâce à ses trois livres saints, grâce à ses sages, à ses érudits, à ses poètes, à ses religions…

Et il est laide et affreux à cause des guerres, des exterminations des peuples, des déplacements forcées des peuples, des hommes qui n’ont ni religion ni respect pour l’autre homme…

Paris, le 9 octobre 2016

 

 

 

 

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