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61 ans depuis le mariage de mes parents…

16 Jan

À la mémoire de mes parents,

À tous ceux qui ont su regarder mon âme,

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Je pense toujours à eux, à mes chers parents, et à mon village…

Il y a 61 ans, le 16 janvier, mes parents ont scellé leur union, à la mairie de notre village. Un mariage qui a duré vraiment à vie, jusqu’à leur disparition physique… 

A eux, à leur mémoire, ainsi qu’à mon village, je les ai dédié trois petits poèmes, extraits du cycle « De Teiudava », du recueil inédit bilingue, français-roumain, Les amours d’une femme nomade.

Ô, mère

 

Me souviens, mère, l’ambroisie caressante de votre main,

Ilot de vertu revêtu de votre zèle nommé « mes teïens ». 

Mânes de mes ancêtres ! Célébrez son oblation céleste, 

Icône auguste dans le sanctuaire éternel des printemps.

 

Étréchy, le 1er septembre 2014

 

Fleurs des champs…

         Lettre posthume à mon père

 

Tu m’as donné, toute ta vie,

Mille cadeaux précieux,

Oh, mon père !

Je n’ai pas su tous les garder,

Et coupable, je le suis.

 

Je n’oublierai jamais

Tes bras inondés de fleurs des prés,

Que tu allais cueillir dans la soirée,

Avant de rentrer tard, front en sueur,

Pour les offrir, de tout ton cœur,

À ma mère.

 

Et saches, cher père,

Que je t’aime

Et te verrai toujours

Visage devant l’icône

De la Sainte Vierge,

Allure agenouillée

Quand tu priais le Bon Dieu

Tous les soirs,

Pour qu’Il nous protège

Et conduise nos pas sur le bon chemin.

 

Et saches, saches encore

Que nous sommes tous

Amour de ton amour

Et fierté de ta fierté,

Nous sommes tous

Sur le bon sentier.

 

Repose en paix, mon père,

Ta croyance ne fut pas vaine.

 

Je n’ai pas su être à tes côtés

Quand tu avais mal,

Quand tu n’avais personne

À partager ta peine…

Et coupable, je le suis.

 

En hommage de ton œuvre,

J’incline, papa, mon front !

Absous, je t’en prie,

Mes erreurs de jeunesse.

 

Paris, le 24 mai 2010

 

Mon village

 

Tango du saule pleureur aux berges de Mozacu,

Eloge de blé doré à Sarmizegetusa, l’Antique, 

 Ivresse mythique des tilleuls en fleuraison,

Urne gardienne de la sueur féconde de mes aïeuls !

                Paris, le 24 mai 2010

 

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  1. Jacques

    16 janvier 2016 à 23 h 02 min

    Très beaux poèmes pour tes parents, sans nul doute leurs âmes vibrent de joie, là où elles se trouvent…

    « Des humains, des corps, un peu tous pareils;
    Dedans il a des gens, un peu tous différents ;
    Quand les corps meurent, les gens s en vont…ailleurs… De temps à autre, ils reviennent, dans les coeurs sincères, de ceux qui ils ont laissé… derrière. » Jacques Durand.Troubadour 50

     
    • Marilena

      16 janvier 2016 à 23 h 42 min

      Oh, il est si touchant votre poème, Jacques ! Merci, infiniment !
      Cordialement,
      Marilena